FINE ART
Magali Masselin
Les œuvres présentées sont les premiers aperçus de plusieurs séries thématiques, parfois des détails de ces œuvres.
Pour l’instant, les tableaux ne sont pas en vente
Peinture
Peintures à l’huile réalisées sur toile de lin, privilégiant les grands formats et une matière riche.
Dessins
Dessins préparatoires et œuvres autonomes au graphite, à l’encre ou aux techniques mixtes.
Pastels
Travaux au pastel sec mettant l’accent sur la lumière, les textures. Une technique permettant une approche d’une grande intensité chromatique dans les paysages.
Portrait
Chaque portrait cherche à révéler une présence, une histoire, une singularité.
« Mon atelier est un lieu de travail vivant, que j’ouvre ponctuellement aux collectionneurs.
J’y présente une sélection resserrée d’œuvres issues de séries identifiées, dans des conditions proches de leur création.
Chaque pièce est unique, documentée, et s’inscrit dans une recherche au long cours.
Les visites se font sur rendez-vous, dans un temps d’échange et de regard. »
« Achever de naître au monde et à soi-même. Ne pas achever avant l’heure de vivre, de penser, d’imaginer, de créer. Aider les autres à avoir une vie achevée. Sacrifier avec élégance, avec sobriété, avec humour aux exigences contraires des principes de plaisir et de réalité, de répétition et de différenciation, de constance et de changement. Marier le masculin et le féminin dans l’esprit, l’immobilité et le mouvement dans le corps. Tolérer l’angoisse et la joie, la haine et le rire. Maintenir l’amour dans l’écart entre l’abandon à l’autre et l’abandon de l’autre. Déjouer les séductions, les perversions, les ruses de la pulsion de mort. Retourner le négatif contre lui-même. Nier, trancher, s’arracher, transgresser pour progresser. Envelopper, déplier, déployer, dérouler, s’enrouler, s’emboîter, pour exister, pour coexister. Pour donner indéfiniment, de notre humaine finitude, une forme jamais définitive. »
Didier Anzieu, 1992
Le poids de l’incarnation
Une humanité arrimés à une matière qui les absorbe autant qu’elle les porte, comme si la Terre elle-même les retenait dans son souvenir. Cette corporéité n’est pas héroïque, elle est lourde, vulnérable, contrainte, soumise à la gravité du vivant.
La fusion des figures évoque moins l’étreinte que la nécessité d’exister ensemble, dans une dépendance presque organique. Aucun corps ne tient seul : chacun est simultanément soutien et fardeau, inscrivant la condition humaine dans un destin irréductiblement collectif.
La matière craquelée agit comme une peau ancienne : elle n’est pas un décor mais une mémoire minérale, une Terre fatiguée qui imprime sa marque sur les corps. Les chairs claires semblent tenter une remontée, un souffle, mais restent prises dans ce limon primordial, comme si toute naissance était déjà marquée par l’épuisement du monde.
C’est une image où l’humain n’est pas au-dessus de la Terre mais issu d’elle, façonné par elle, et condamné à y retourner, dans un cycle de chute, d’émergence et de recommencement.
Les mythes à l’heure d’aujourd’hui ?
Ce que je peins, c’est la tension d’être vivant — ce corps qui s’accroche, qui refuse de céder, qui cherche encore une issue vers la lumière. Dans cette friction entre matière et souffle, quelque chose s’arrache, s’élève, persiste. Ce que je peins, c’est ce moment suspendu entre la chute et la résurrection : le combat silencieux de la vie qui veut encore durer.
Les douze travaux d’Hercule
En reprenant les formes fondatrices de l’Antiquité et de la Rome Républicaine, mon travail ne les célèbre pas comme un héritage clos et loin du modèle, mais les met en tension : en mettant en valeur l’héroïsme de la femme, en fragilisant la victoire, et en confrontant l’ordre antique à la complexité contemporaine, j’interroge ce que ces modèles continuent — ou pas — de fonder aujourd’hui.
À travers ma peinture, je mets en lumière l’individu face à un monde en mutation, et célèbre sa capacité à s’adapter, à se transformer et à évoluer sans renoncer à son intégrité. À travers cette traversée intérieure, parfois exigeante, se révèle une force de résistance créatrice, où l’adaptation devient un acte de conscience et de fidélité à soi.
Un endroit cependant fragile tenu dans un juste équilibre. Comme les espèces qui, au fil des millénaires, ont dû se transformer pour faire face aux bouleversements de leur environnement — elles plient sans se rompre, se métamorphosent sans perdre leur essence, inventent de nouvelles façons d’exister, développent de nouvelles formes, inventent d’autres stratégies de survie, parfois même renoncent à certaines aptitudes pour en acquérir de nouvelles.
Les figures que je peins incarnent cette métamorphose intérieure et silencieuse. Elles traduisent cette dynamique universelle où l’être humain, confronté à l’accélération des mutations sociales, technologiques, écologiques et politiques, tente de se réinventer sans perdre son identité et conservent au cœur de ses cellules la mémoire de ce qu’il fut et de là où il fut le meilleur pour se réinventer face aux défis de l’Histoire.
Ainsi, chaque figure créée devient une allégorie de cette adaptation essentielle : une danse fragile entre continuité et transformation, héritage et invention, instinct de préservation et désir de liberté.
Le poids de l’incarnation
Une humanité arrimés à une matière qui les absorbe autant qu’elle les porte, comme si la Terre elle-même les retenait dans son souvenir. Cette corporéité n’est pas héroïque, elle est lourde, vulnérable, contrainte, soumise à la gravité du vivant.
La fusion des figures évoque moins l’étreinte que la nécessité d’exister ensemble, dans une dépendance presque organique. Aucun corps ne tient seul : chacun est simultanément soutien et fardeau, inscrivant la condition humaine dans un destin irréductiblement collectif.
La matière craquelée agit comme une peau ancienne : elle n’est pas un décor mais une mémoire minérale, une Terre fatiguée qui imprime sa marque sur les corps. Les chairs claires semblent tenter une remontée, un souffle, mais restent prises dans ce limon primordial, comme si toute naissance était déjà marquée par l’épuisement du monde.
C’est une image où l’humain n’est pas au-dessus de la Terre mais issu d’elle, façonné par elle, et condamné à y retourner, dans un cycle de chute, d’émergence et de recommencement.
Danse et peinture
Faire appel à des techniques ancestrales aujourd’hui c’est réintroduire le travail de la main relié à l’esprit, c’est accepter une temporalité décalée à celle d’aujourd’hui. C’est aimer la contemplation, la réflexion, l’introspection, la recherche, c’est accepter cet état de fait. C’est alors nager à contre courant, c’est se confronter à ce que la création révèle, ce qu’elle exige et ce qu’elle nous renvoie de nous-mêmes.
Peindre en s’inspirant des grands Maîtres c’est faire appel à la mémoire de nos cellules qui ont su s’adapter pour sublimer et traverser des temps de mutations extrêmes.
Anciens ou contemporains, Jacques-Louis David, Pierre-Paul Rubens, Théodore Géricault, Lucian Freud, Rembrandt, Le Greco, Gustave Moreau, Eugène Delacroix, Frank Frazetta, Steve Huston, Odd Nerdrum… aujourd’hui pour moi ce sont les racines, les valeurs qu’ils portent ou qu’ils portaient. C’est aussi leurs tiraillement à vif, leur esprit révolutionnaire, engagé, forme d’intrication du meilleur et du pire, du beau et du cru, de l’excellence et de la désinvolture. C’est l’endroit où je n’oublie pas d’où je viens pour m’adapter aujourd’hui et rester debout envers et contre tout.
Peinture de la fondation en crise
Quelques détails de la série
Ci-dessus, la statut de la République, Place de la République à Paris, repensée… Série de 4 pièces.
Je soumets l’Antique et les Lumières à l’épreuve du présent. Le corps antique n’est plus un corps victorieux, mais un corps éprouvé, en lutte, ils ne triomphent jamais pleinement. L’héroïsme comme tragique et coûteux. La République, fondée à la base, sur cette autonomie intellectuelle inspirée des Lumières : « Aie le courage de te servir de ton propre entendement » afin de prendre garde à l’obéissance aveugle, au dogmes…
Mise en garde :
Les images visibles sur
ce site internet sont protégées par le droit à la propriété intellectuelle (Loi du 11Mars 1957).
Toute copie ou diffusion,
par quelque moyen que ce soit est interdite sauf autorisation expresse de l’auteur.
































